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Le 1er juin 2018, les communes de Waremme, Hannut, Geer et Berloz seront converties au Gaz Riche.
Tous les consommateurs de gaz de ces communes doivent faire vérifier leurs appareils fonctionnant au gaz et éventuellement les faire régler, voire les remplacer s’ils sont trop vétustes et incompatibles avec le gaz riche. Ainsi, ils seront sûrs qu’ils continueront à fonctionner correctement et en toute sécurité.

Qui est concerné ?
Comment s’effectuera la conversion ?
Quel impact aura-t-elle pour vous ?

Dans notre pays, plus de 3 millions de ménages et d’entreprises consomment du gaz naturel issu du réseau de distribution principalement pour chauffer leur habitation, s’approvisionner en eau chaude et cuisiner. Nous ne parlons pas ici du gaz en bouteilles (propane ou butane), ni des gaz utilisés pour les véhicules (LPG, CNG).
La moitié de ces utilisateurs consomme du gaz pauvre, importé du nord des Pays-Bas (Groningen – Slochteren). Mais ces réserves de gaz s’amenuisent. Les autorités néerlandaises ont dès lors annoncé qu’elles allaient réduire leurs exportations de gaz et les arrêter totalement à partir de 2030.
Le gaz pauvre sera remplacé par du gaz riche, qui sera importé d’autres parties du monde. Autrement dit, les ménages et les entreprises belges qui consomment actuellement du gaz pauvre recevront à la place du gaz riche.
La carte ci-contre indique les régions alimentées actuellement en gaz pauvre (en bleu).

Pour remplacer le gaz pauvre, nous importerons plus de gaz d’autres pays, comme la Norvège, le Royaume-Uni, le Qatar et la Russie. Il s’agit d’un autre type de gaz : un gaz riche. Ce n’est pas une nouveauté dans notre pays puisqu’en 2017, la moitié des consommateurs belges de gaz utilisaient déjà du gaz riche.
La composition du gaz riche est différente de celle du gaz pauvre. C’est pourquoi l’infrastructure servant au transport du gaz des Pays-Bas à travers notre pays devra être adaptée.
De même, tous les consommateurs de gaz qui seront convertis du gaz pauvre au gaz riche devront faire vérifier leurs appareils fonctionnant au gaz et éventuellement les faire régler, voire les remplacer s’ils sont trop vétustes et incompatibles avec le gaz riche. Ainsi, ils seront sûrs qu’ils continueront à fonctionner correctement et en toute sécurité.

Le 1er juin 2018, les communes de Waremme, Hannut, Geer et Berloz seront converties.
Des questions ? N’hésitez pas à consulter les ‘Questions fréquemment posées’ reprises ci-dessous ou consulter le site www.legazchange.be.

 

FAQ

QU’ENTEND-T-ON PAR GAZ PAUVRE, GAZ RICHE ET CONVERSION ?

Pourquoi utilise-t-on deux types de gaz différents en Belgique ?
Depuis 1966, la Belgique importe du gaz naturel des Pays-Bas. Ceux-ci avaient des stocks considérables à Groningue (Slochteren). En outre, ce pays était à proximité immédiate du nôtre et économiquement stable. Bref, l’importation des Pays-Bas était la meilleure option pour la Belgique. Le gaz néerlandais est appelé gaz pauvre.

La consommation de gaz a rapidement augmenté dans notre pays, tant au niveau domestique qu’industriel. C’est pourquoi notre pays a commencé à importer du gaz supplémentaire à la fin des années 70, notamment de Norvège, du Royaume-Uni, du Qatar et de Russie. La composition du gaz extrait de ces gisements est différente de celle des Pays-Bas. Il est appelé gaz riche car il contient plus d’énergie pour un même volume.

Quelle est la différence entre le gaz pauvre et le gaz riche ?

La composition du gaz naturel varie selon son origine. Dans le gisement des Pays-Bas, la valeur énergétique du gaz est environ 15 % inférieure aux autres gisements. Autrement dit, il faut 15 % de gaz en plus pour se chauffer ou cuisiner. C’est pourquoi il est également appelé gaz à bas pouvoir calorifique, gaz L ou gaz pauvre. Dans le reste du monde, le gaz naturel est appelé gaz à haut pouvoir calorifique, gaz H ou gaz riche.

Pourquoi la conversion vers le gaz riche est-elle nécessaire ?

Les Pays-Bas ont décidé de réduire progressivement l’exportation de leur gaz de Groningue (Slochteren). Leurs exportations de gaz vers la Belgique et d’autres pays prendront fin d’ici 2030. Cela signifie que pour continuer à utiliser le gaz naturel, la Belgique doit adapter son réseau de sorte qu’à partir de 2030, tous les consommateurs puissent utiliser du gaz riche, issu d’autres régions du monde. En 2017, environ la moitié des consommateurs de gaz belges consomme déjà du gaz riche.

Est-ce la première fois que nous effectuons une telle conversion ?

Non, nous avons déjà effectué des conversions par le passé. En 1966, nous sommes passés du gaz de ville au gaz naturel. Et, depuis 1978, plusieurs parties de notre pays sont passées au gaz riche : la Flandre orientale, la Flandre occidentale, le Hainaut et une grande partie de la province de Liège. C’est pour cette raison que, dans notre pays, la moitié des consommateurs de gaz consomme déjà du gaz riche.

D’où proviendra le gaz riche supplémentaire ?

Ce sont les fournisseurs de gaz qui décident où ils achètent le gaz servant à approvisionner leurs clients. Aujourd’hui, il s’agit notamment de la Norvège, du Royaume-Uni, du Qatar et de la Russie. Les fournisseurs ont également la possibilité d’acheter du gaz en provenance de la région de la mer Caspienne et de l’Afrique du Nord ou de tout autre pays grâce au terminal méthanier de Zeebruges.

Dans le futur, y aura-t-il éventuellement une nouvelle conversion, lorsque les gisements que nous exploitons seront épuisés à leur tour ?

Il y a énormément de gisements dans le monde dont le gaz a plus ou moins la même composition que le gaz riche qui sera consommé partout en Belgique à partir de 2030. Une nouvelle conversion est dès lors fort peu probable.

Des changements sont-ils prévus pour le LPG, le CNG, le gaz butane ou le gaz propane ?

Non, rien ne change pour le LPG, le CNG, le gaz butane et le gaz propane.

La conversion ne concerne pas le gaz en bouteilles (propane ou butane), ni des gaz utilisés pour les véhicules (LPG, CNG).

LPG signifie Liquid Petroleum Gas. Il s’agit donc d’un gaz à base de pétrole, et pas d’un gaz naturel. Le gaz propane et le gaz butane sont constitués de pétrole et ne sont pas des gaz naturels.

Le CNG est le gaz naturel habituel, celui que nous utilisons pour nous chauffer ou cuisiner. Les véhicules roulant au CNG peuvent recevoir indifféremment du gaz pauvre ou du gaz riche et ne doivent donc pas être adaptés. Lors de la conversion, seules les stations-services délivrant du CNG devront être adaptées pour tenir compte du nouveau type de gaz. Aucune action n’est nécessaire pour les appareils domestiques individuels de remplissage des véhicules CNG (slow fill).

Qui fait quoi ? Quels sont les intervenants ?

RESA, votre gestionnaire de réseau de distribution (GRD) est responsable de l’installation technique de votre fourniture de gaz naturel (les vannes, les tuyauteries et ce, jusqu’à et y compris votre compteur). RESA est responsable de la construction, l’entretien et la gestion des réseaux de distribution de gaz naturel ainsi que de la distribution de gaz naturel vers les consommateurs raccordés sur leur réseau. Cependant, RESA n’a aucune responsabilité pour l’installation qui se trouve après le compteur et qui distribue le gaz à l’intérieur de l’habitation ; cette installation est communément appelée « l’installation intérieure » et est sous la responsabilité du propriétaire de l’habitation. Resa procède au relevé annuel de votre compteur de gaz pour déterminer votre consommation. Ces services sont facturés par votre fournisseur de gaz naturel. Un consommateur de gaz ne peut pas choisir son gestionnaire de réseau de distribution. Il est déterminé géographiquement, selon la région où vous habitez.

Qui est mon fournisseur de gaz ?

Vous trouvez les coordonnées de votre fournisseur de gaz sur votre facture de gaz.

Qu’entend-t-on par appareil à gaz ?

Les appareils individuels de chauffage (poêles, convecteurs et inserts) et de cuisson (taques de cuisson, fours, cuisinières).

Chez les particuliers, les appareils qui fonctionnent au gaz naturel sont le plus souvent : les chaudières, les petits et les grands chauffe-eau, les cuisinières, les cheminées décoratives.

Dans les entreprises, les appareils qui fonctionnent au gaz naturel sont le plus souvent :

  • les appareils de chauffage : chaudières, générateurs d’air chaud, aérothermes, radiants infrarouge (sombres et lumineux), pompes à chaleur ;
  • les appareils de cogénération (production de chaleur et d’électricité) ;
  • les appareils de production d’eau chaude ;
  • les appareils de cuisson professionnels : tables de cuisson, friteuses, grills, woks, marmites, rôtissoires, etc.;
  • les appareils à laver (machines à laver) ou à sécher (sèche-linges) ;
  • les applications thermiques industrielles.

Vous devez faire vérifier tous ces appareils afin d’être sûr qu’ils fonctionneront correctement et en toute sécurité après la conversion.

Nous ne parlons pas ici du gaz en bouteilles (propane ou butane), ni des gaz utilisés par les véhicules (LPG, CNG).

En quoi consiste la « vérification » des appareils à gaz lié à la conversion ?

Faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité, dès que nous vous aurons averti par courrier. Vous devez faire réaliser cette vérification afin d’être sûr qu’ils fonctionneront correctement et en toute sécurité après la conversion.

Si vous demandez cette vérification à temps, vous pouvez la combiner avec le prochain contrôle périodique de votre chaudière. La périodicité du contrôle est de 2 ou 3 ans, selon la région dans laquelle vous habitez.

Le technicien habilité vérifiera la compatibilité de vos appareils au gaz H, procèdera à un éventuel réglage de vos appareils à gaz. Il se peut que votre technicien habilité soit amené à réaliser un réglage intermédiaire peu de temps avant le réglage définitif.

Demandez-lui un rapport de visite indiquant les appareils à gaz qui ont été vérifiés. Cela vous laissera une trace écrite de son passage et des interventions effectuées.

Retrouvez la liste des techniciens agréés en combustibles gazeux en cliquant ici

IMPACT POUR VOUS EN TANT QUE PARTICULIER/ ENTREPRISE/EMPLOYEUR /UTILISATEURS INDUSTRIELS

Que dois-je faire si je suis concerné par la conversion ?

Faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité. Si vous demandez cette vérification à temps, vous pourrez la combiner au prochain contrôle périodique obligatoire de votre chaudière. La périodicité du contrôle est de deux ou trois ans, selon la région dans laquelle se situe votre habitation / bâtiment.

Retrouvez la liste des techniciens agréés en combustibles gazeux en cliquant ici.

Pourquoi dois-je faire vérifier si mes appareils à gaz sont adaptés au gaz riche ?

Que se passera-t-il si je ne fais pas vérifier mes appareils ?

Ne pas faire vérifier vos appareils à gaz peut présenter un risque après la conversion. En effet, il se pourrait que votre appareil ne fonctionne pas de manière optimale, par exemple qu’il produise plus de CO, que vous consommiez plus de gaz ou que votre appareil se détériore plus vite. Un appareil en mauvais état de fonctionnement coûte plus cher, est mauvais pour l’environnement et peut éventuellement nuire à votre santé / et à celle de vos collaborateurs. Au niveau de la sécurité, rappelons que, dans la grande majorité des cas, les pièces dans lesquelles se trouve un appareil à gaz doivent disposer d’une aération suffisante et respecter les différentes normes de sécurité en la matière.
Nous vous rappelons qu’il est impératif de respecter les critères de sécurité et de salubrité des installations au gaz telles que visées dans le Code wallon du logement et de l’habitat.

Il est donc primordial de faire vérifier tous vos appareils qui fonctionnent au gaz par un technicien habilité. Celui-ci pourra également vérifier si toutes les conditions sont remplies pour garantir votre sécurité / et celle de vos collaborateurs. Ainsi, vous pourrez dormir sur vos deux oreilles.

Demandez-lui un rapport de visite indiquant les appareils à gaz qui ont été vérifiés. Cela vous laissera une trace écrite de son passage et des interventions effectuées.

Retrouvez la liste des techniciens agréés en combustibles gazeux en cliquant ici.

Le gaz riche émet-il plus de CO que le gaz pauvre ?

Non, le gaz riche et le gaz pauvre émettent la même quantité de CO, pour autant que votre appareil à gaz soit correctement réglé. C’est l’une des raisons pour lesquelles vous devez faire vérifier tous vos appareils fonctionnant au gaz. Dans la grande majorité des cas, les pièces dans lesquelles se trouve un appareil à gaz doivent disposer d’une aération suffisante et respecter les différentes normes de sécurité en la matière.

Que coûte la vérification de mes appareils à gaz ?

Le coût de la vérification et de l’éventuel réglage de vos appareils domestiques dépend du nombre et du type d’appareils qui doivent être vérifiés, ainsi que des tarifs de votre technicien habilité.

Si vous demandez cette vérification à temps, vous pourrez la combiner avec le prochain contrôle périodique de votre chaudière. La périodicité du contrôle est de 2 ou 3 ans, selon la région dans laquelle se situe votre habitation / bâtiment.

Cela évitera de faire venir votre technicien spécifiquement et de payer deux fois le coût du déplacement.

Demandez éventuellement plusieurs offres de prix et faites jouer la concurrence.

Est-il possible que mon appareil ne soit pas compatible avec le gaz riche et ne puisse pas être adapté ?

Oui, c’est possible. De même, si vous avez acheté votre appareil à l’étranger, il est possible que celui-ci ne réponde pas aux normes belges et doive être remplacé. Nous estimons que seuls 0,5 % d’appareils devront être remplacés.

Dans tous les cas, faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité dès que nous vous aurons averti par courrier. Ainsi, vos appareils à gaz continueront à fonctionner correctement et en toute sécurité après la conversion.

Que faire si mon appareil date (vraisemblablement) d’avant 1978 ?

La plupart des appareils à gaz installés avant 1978 devront être remplacés. Faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité dès que nous vous aurons averti par courrier. Ainsi, vous êtes certain qu’ils fonctionneront correctement et en toute sécurité après la conversion.

Retrouvez la liste des techniciens agréés en combustibles gazeux en cliquant ici.

Si j’ai acheté mon appareil après 1978, suis-je certain qu’il peut fonctionner correctement et en toute sécurité avec du gaz riche ?

La majorité des appareils vendus dans notre pays depuis 1978 est compatible avec le gaz pauvre et le gaz riche. Certains d’entre eux ont été réglés spécifiquement pour fonctionner avec du gaz pauvre. Dans ce cas, il est nécessaire de les régler à nouveau, pour pouvoir fonctionner avec du gaz riche. Votre technicien habilité pourra le cas échéant effectuer ce réglage au moment opportun.

Dans tous les cas, faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité dès que nous vous aurons averti par courrier. Ainsi, vos appareils continueront à fonctionner correctement et en toute sécurité après la conversion.

Retrouvez la liste des techniciens agréés en combustibles gazeux en cliquant ici.

Qu’en est-il si j’ai acheté mon appareil à l’étranger ?

Attention : seuls les appareils à gaz qui répondent aux normes belges peuvent légalement être installés dans notre pays. Si votre appareil à gaz ne répond pas aux normes belges, vous devez le faire adapter ou le remplacer.

Dans tous les cas, faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité dès que nous vous aurons averti par courrier. Ainsi, vos appareils continueront à fonctionner correctement et en toute sécurité après la conversion.

Si vos appareils doivent être remplacés, veillez à ce que ces opérations aient lieu avant le 1er juin 2018.

Comment puis-je voir si mon appareil est apte à fonctionner au gaz riche ? Puis-je moi-même vérifier si mes appareils à gaz sont prêts à fonctionner avec du gaz riche ?

Vous ne pouvez pas vérifier cela vous-même car votre appareil peut avoir été réglé pour fonctionner avec du gaz pauvre. Ce réglage est uniquement visible par une mesure de la composition des fumées, raison pour laquelle cette vérification doit être effectuée par un professionnel. Si votre appareil à gaz est dans cette situation, il doit être réglé à nouveau, avant la conversion, pour des raisons de santé, pour respecter l’environnement et pour assurer son bon fonctionnement après la conversion.

Dans tous les cas, faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité dès que nous vous aurons averti par courrier. Ainsi, vos appareils continueront à fonctionner correctement et en toute sécurité après la conversion.

Cette conversion aura-t-elle un impact sur ma facture de gaz ?

Cette conversion ne changera rien à votre facture de gaz. En effet, vous payez par unité d’énergie (kWh) que vous consommez. Le calcul sur votre facture se présentera différemment mais vous paierez le même montant qu’auparavant.

Y a-t-il une compensation financière si mon appareil date d’avant 1978 et que je dois acheter un nouvel appareil ?

Non, les frais sont à votre charge. Un nouvel appareil présente de nombreux avantages. Ainsi, votre consommation diminuera de 25 à 35 %. Certaines Régions octroient une prime à l’achat d’un nouvel appareil. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet sur les sites internet de la Région Wallonne.

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Par ailleurs, dans le cadre de l’opération MEBAR, la Région wallonne accorde également une subvention aux ménages à revenu modeste pour la réalisation, dans leur logement, de travaux qui vont leur permettre d’utiliser plus rationnellement l’énergie. Pour obtenir la subvention, vous devez vous adresser au CPAS de votre commune.

Qui est compétent pour vérifier mon appareil ? Où puis-je trouver des informations concernant l’impact de la conversion sur mes appareils ?

Faites vérifier tous vos appareils à gaz par un technicien habilité.

Par technicien habilité, on entend un technicien agréé par votre Région dans le cadre du contrôle périodique obligatoire de votre chaudière, un fabricant ou encore un distributeur officiel désigné par le fabricant de la marque de l’appareil. Chaque Région dispose également d’une liste des techniciens agréés.

Vous ne savez pas si votre technicien peut effectuer la vérification ou vous n’avez pas de technicien habilité habituel ? Demandez alors au fabricant de votre appareil une liste de techniciens habilités ou consultez la liste sur le site www.gaznaturel.be.

Est-il nécessaire d’adapter mon compteur de gaz pour le passage au gaz riche ?

Non.

Qu’en est-il si je vis dans un immeuble à appartements ?

La vérification, et le cas échéant l’adaptation, doivent être réalisées sur les appareils mêmes. S’il y a une chaudière centrale dans votre immeuble à appartements, elle devra être vérifiée par un technicien habilité, mandaté par l’Association des Copropriétaires ou le Syndic, à la charge de tous les propriétaires. Mais, si par exemple, chaque appartement est équipé d’une chaudière individuelle, il faudra toutes les faire vérifier une par une.

Que dois-je faire en tant que locataire ou propriétaire d’un logement / bâtiment ?

Il incombe au propriétaire de tout appareil fonctionnant au gaz de s’assurer de la compatibilité au gaz riche et du réglage éventuel de l’appareil.

Le propriétaire d’un logement / bâtiment donné en location, doit donc supporter les coûts de la vérification et du réglage éventuel des appareils à gaz dont il est propriétaire. En tant que locataire, vérifiez toutefois que votre contrat de bail ne prévoit pas de clause mettant à votre charge les frais liés à la vérification et au réglage des appareils de votre propriétaire.

Le locataire doit payer les coûts liés à la vérification et au réglage éventuel des appareils à gaz dont il est le propriétaire. En outre, il est tenu, le cas échéant, de donner accès à son logement / bâtiment au technicien habilité de son propriétaire.

En tant que locataire songez à prévenir votre propriétaire de son obligation de vérification et de réglage éventuel des appareils à gaz de votre logement. En effet, c’est l’utilisateur qui sera prévenu de la date de passage au gaz riche par le fournisseur de gaz et/ou le gestionnaire de réseau de distribution. C’est à vous de prévenir le propriétaire.

Si je dois remplacer mon appareil de chauffage, cela vaut-il encore la peine d’investir dans un appareil à gaz, ou est-il plus judicieux de passer à l’énergie renouvelable ?

Il peut être intéressant d’investir dans des appareils à énergie renouvelable. Il s’agit d’une décision personnelle pour laquelle il est conseillé de réaliser une analyse coûts-bénéfices.

Pourquoi cette conversion est-elle nécessaire dans un contexte de transition énergétique ?

La transition énergétique vers les énergies renouvelables nécessitera plusieurs années voire même plusieurs décennies pour se mettre en place. Entre-temps, il faudra continuer à chauffer les habitations, et ce, à un coût raisonnable.

CONSEQUENCES POUR VOUS EN TANT QUE TECHNICIEN HABILITE

Quelles sont pour vous, technicien habilité, les conséquences de la conversion vers le gaz riche ?

Si vous avez des clients qui résident dans une commune qui passe au gaz riche, tous leurs appareils à gaz doivent être vérifiés et, le cas échéant, adaptés. La plupart des appareils à gaz antérieurs à 1978 ne sont pas compatibles avec le gaz riche. Autrement dit, ils devront être remplacés par leur propriétaire. Concernant les appareils à gaz achetés à l’étranger, il convient de vérifier s’ils répondent aux normes belges.

Si vos appareils doivent être remplacés, veillez à ce que ces opérations aient lieu avant le 1er juin 2018.

Quand dois-je vérifier les appareils à gaz de mes clients ?

La vérification doit être effectuée au plus tôt car la conversion dans les communes de Waremme/Hannut/ Geer/ Berloz est prévue le 1er juin 2018.

Il se peut que vous soyez amené à réaliser un réglage intermédiaire peu de temps avant le réglage définitif. gas.be en collaboration avec la fédération des fabricants de chaudières et des fédérations des techniciens habilités a développé un code de bonnes pratiques à cette fin.

Où puis-je trouver plus d’informations sur les aspects techniques de la conversion ?

N’hésitez pas à consulter le site internet relatif à la conversion destiné aux techniciens habilités et mis à disposition par la fédération gas.be. Vous y trouverez notamment le code de bonnes pratiques, des informations détaillées sur les prescriptions techniques, les rapports de visite, des modèles de courrier et les supports de formation.

En tant que technicien habilité, dois-je informer mes clients de la conversion ?

Vos clients recevront un courrier de Resa. Vous pouvez vous aussi les en informer. Sur le site internet destiné aux techniciens habilités, vous trouverez un modèle de courrier que vous pouvez utiliser à cet effet. Pour Resa, les conversions sont prévues au 1er juin 2018.

Si les appareils à gaz de vos clients ne sont pas vérifiés, il est possible qu’ils ne fonctionnent pas correctement et en toute sécurité après la conversion. Cela peut présenter un risque. Ainsi, l’appareil à gaz pourrait par exemple produire plus de CO, consommer plus de gaz ou se détériorer plus rapidement. Un appareil à gaz en mauvais état de fonctionnement coûte plus cher à votre client, est mauvais pour l’environnement et peut éventuellement nuire à sa santé.

Remettez à votre client un rapport de visite indiquant tous les appareils à gaz qui ont été vérifiés. Cela lui laissera une trace écrite de votre passage et des interventions effectuées. Sur le site internet destiné aux techniciens habilités, vous trouverez un modèle pour ce type de rapport.

Lors du contrôle, comment puis-je savoir si un appareil au gaz naturel convient au gaz H ? Puis-je utiliser les plaques signalétiques des appareils à gaz?

Il existe toujours une présomption de compatibilité des appareils au gaz H. Cependant, cette présomption suppose que les indications apportées sur ces appareils soient correctes et que durant leur durée de vie, ces appareils n’aient fait l’objet d’aucune modification pouvant les rendre incompatible au gaz H.

En outre, il existe trois moyens de savoir si un appareil convient au gaz H:

  1. L’appareil à gaz est équipé d’une plaque signalétique indiquant notamment le pays de destination et la catégorie d’appareils.
  • Au moment de leur production, les appareils relevant des catégories I2, I2E+, I2N, II2E+3+, II2E+3P et II2E+3B sont réglés de manière à convenir aussi bien au gaz L que H.
  • Les appareils relevant des catégories I2E(S)B, I2E(S), I2R, I2E(R) et I2E(R)B conviennent en principe aux deux types de gaz mais vous devez effectuer une vérification sur place et procéder à des ajustements si nécessaire.

Si votre client ne retrouve plus la plaque signalétique de son appareil à gaz ou que vous ne pouvez plus la lire, vous pouvez consulter le mode d’emploi pour connaître sa catégorie.

  1. L’autocollant HR, HR+ ou HRTOP

La présence d’un tel autocollant indique que l’appareil convient aussi bien au gaz H que L. Cet autocollant se présente comme suit.

  1. Le label AGB/BGV

La présence d’un label AGB/BGV indique que l’appareil convient aussi bien au gaz H que L. Mais sachez que ce n’est que depuis 1978 qu’un appareil doit être compatible avec les types de gaz pour obtenir le label. Si l’appareil date d’avant 1978, le label ne permet dès lors pas d’apporter une réponse. Vous pouvez aussi consulter le mode d’emploi pour connaître la catégorie de l’appareil.